
Selon le site letelegramme.fr, sur un total de 326 faits recensés, 64 % concernent des agressions physiques, des violences verbales ou encore des actes de haine en ligne. Cette proportion élevée d’atteintes directes aux personnes distingue les actes anti-musulmans d’autres formes d’hostilité religieuse.
L’année a également été marquée par deux assassinats qui ont profondément choqué l’opinion publique : celui d’Aboubakar Cissé dans le Gard et celui de Hichem Miraoui dans le Var. Ces crimes ont ravivé les inquiétudes quant à la montée d’un climat de tension et d’insécurité pour une partie des citoyens de confession musulmane.
Najat Benali, présidente de la Coordination des associations musulmanes de Paris et rectrice de la mosquée de Javel, a réagi auprès de l’AFP en affirmant que le chiffre officiel « ne m’étonne pas du tout », tout en estimant qu’il est probablement sous-évalué. Selon elle, une grande majorité des victimes ne dépose pas plainte, par crainte de représailles, par manque de confiance dans les procédures ou par lassitude face aux démarches administratives.
À titre de comparaison, les actes antichrétiens recensés relèvent à 87 % d’atteintes aux biens, illustrant des profils de violences différents selon les confessions ciblées. Ces données relancent le débat sur la nécessité de renforcer la prévention, la protection des lieux de culte et l’accompagnement des victimes.